L'Europe de 2052 a évolué. Une coalition d'écologistes radicaux et de mouvements post-croissance gouverne Bruxelles. Le continent rationne l'énergie, contrôle la technologie, planifie la décroissance.
Deux hommes de plus de soixante-dix ans traversent la Méditerranée à bord du MS Bonne Espérance. L'un est ingénieur nucléaire suisse, l'autre psychiatre argentin d'origine palestinienne. Ils fuient une Europe qui a choisi le contrôle.
Au terme du voyage, en Éthiopie, une technologie leur propose trois manières de finir. L'un signe. L'autre refuse. Le roman ne tranche pas — mais leur accorde à chacun une égale dignité.
D'un côté, des sociétés qui ont choisi le contrôle et la décroissance. De l'autre, des régions qui ont fait le pari de l'innovation et du progrès. Le flux migratoire s'est inversé.
Que faire du temps qui reste ? Partir, mourir naturellement, ou continuer autrement grâce à la technologie ? Deux hommes, deux réponses, une égale dignité.
Benjamin et Naim ne se ressemblent pas. L'un mesure, calcule. L'autre observe, doute. Entre eux s'installe une amitié construite à travers quatre pays.
Au fil du voyage, Benjamin et Naim découvrent un monde où le progrès est perçu comme une vertu plutôt qu'un danger, et où les femmes occupent une place centrale dans les sphères de la décision et du savoir.